Psychologie

A cause du psoriasis, j'en ai marre de vivre et personne ne fait rien. J'en ai des pieds à la tête et ça me démange de partout. Mon petit ami m'a quittée et il ne me reste plus que ma petite fille. C'est trop dur à vivre. Aidez-moi !

Le psoriasis est difficile à vivre et le mal vivre retentit sur l'évolution du psoriasis.
Il faut essayer de traiter les deux : dans un premier temps, contactez un dermatologue qui mette en route le traitement le plus adapté puis envisagez une aide psychologique. Vous pouvez également prendre contact avec une association (APLCP) qui vous aidera dans vos démarches. Ne vous découragez pas, ce site est fait pour vous ! A bientôt...

 

Aucune bonne nouvelle pour lutter contre ce mal qui me hante, qui petit à petit va réussir à me détruire… ; cela n'est pas vraiment réjouissant. Voilà deux jours que j'ai baissé les bras, je ne veux plus mettre de pommade, j'en ai assez car cela ne sert à rien. Le soir, quand j'arrive à me coucher, je sens mon corps frémir de douleur et j'ai parfois l'envie de "découper" mes plaques avec un couteau ou les brûler. Dites-moi que faire ? On me dit de lutter contre le stress, mais les émotions, on en fait quoi ?

Votre difficulté à vous traiter ne doit pas vous décourager. Les millions de personnes atteintes de psoriasis sont là pour témoigner qu'il y a une prise en charge thérapeutique de plus en plus adaptée. Dans votre cas il faut en priorité vous redonner confiance dans un traitement, peut-être avec des séances d'ultra violet B ou de la balnéothérapie associée à des UVA, et ne surtout pas vous isoler dans votre douleur. Il existe une association pour la lutte contre le psoriasis susceptible de vous aider : l’APLCP (http://www.aplcp.org/).

 

Je ne suis pas moi-même concernée par la maladie du psoriasis, mais j'écris pour mon frère Alexis, âgé de 13 ans aujourd'hui. Il en est atteint depuis l'âge de 2 ans. Son psoriasis est « géant », c'est-à-dire qu'il en a sur tout le corps. Mais quand je dis tout, c'est de la tête aux pieds, en passant par le cuir chevelu, les mains, les pieds, autour des yeux, sur le visage, sur ses fesses ainsi qu’au niveau du sexe, etc. Arrivant à l'âge de l'adolescence, il commence à le vivre de plus en plus mal, surtout par rapport à ces camarades de classe. En ce moment, il suit un traitement concentré sur les rayons (UV). J'espère simplement qu'il n'aura pas ça toute sa vie car, au fond de lui, il prend le psoriasis comme un malheur.

Il est vivement conseillé une prise en charge psychologique dans le cas de votre frère, à cet âge où l'image du corps est très importante, et l'équilibre fragile. Vous pouvez suggérer une consultation et même l'accompagner. J’espère que le traitement qu'il a en cours améliore son état, dans l'attente de nouveaux traitements très prometteurs.

 

J'ai 28 ans et souffre de psoriasis depuis environ l'âge de 10 ans. Il se manifeste chez moi principalement sur le cuir chevelu, également sous forme de petites plaques à différents endroits. Au début, je n'ai pas fait attention à la signification de ces endroits. Mais depuis peu je m'interroge sur la localisation de mon psoriasis : est-ce mon corps qui veut me parler de quelque chose que je refuse de voir ?

Le rapport entre le stress et le psoriasis est si complexe que l’on est incapable d’en tirer des conclusions. Toutefois l’observation, comme dans votre cas, de psoriasis localisé lié à un stress précis avec sa disparition lors de la disparition des problèmes est fréquente. C’est ce que l’on appelle la somatisation. Le corps exprime, dans votre cas par une plaque de psoriasis (parce que votre organisme y est génétiquement prédisposé), une activation d’une partie du cerveau (une partie du cortex cérébral qui a enregistré ce stress). Ou bien l’expression est localisée parce que le territoire cutané est fragilisé par une cicatrice, un trouble circulatoire, etc.

 

J'ai du psoriasis depuis l'âge de 4 ans et je n'ai pas effectué mon service militaire pour cette raison. J’ai été traité par des pommades à base de goudron, des pommades corticoïdes, des U.V, et des cures thermales. J’ai maintenant 43 ans et je suis en arrêt maladie depuis bientôt 4 ans, à cause d'une grave dépression et du psoriasis. En attente d'une pension d’invalidité, mon psoriasis s'est amélioré grâce au antidépresseurs (je continue les applications de pommade). Actuellement j’ai du psoriasis sur le visage, les coudes, les genoux, le dessus des mains, le sternum etc. Il m’est impossible de reprendre mon métier de charcutier-traiteur (je suis déclaré inapte par la médecine du travail mais pas encore reconnu par la sécurité sociale). Psoriasis et dépression : même combat ?

Le caractère invalidant de votre psoriasis et le retentissement de celui-ci sur votre équilibre et votre inaptitude au travail sont autant d’éléments réunis qui nécessitent un traitement où les compétences dermatologiques et psychologiques sont très liées. Je ne peux que vous conseiller de consulter au sein d’un service spécialisé de dermatologie et de rencontrer les responsables d’associations de psoriasis. Ne vous découragez pas, des nouveaux traitements sont en cours d’expérimentation et de commercialisation.

 

Je viens de faire la connaissance d'un homme de 50 ans atteint de psoriasis depuis une vingtaine d'années. Je sais que cette maladie de peau n'est absolument pas contagieuse, mais ceci est très impressionnant et je n'ose aborder le sujet avec ce dernier. Comment faut-il faire pour que ces peaux mortes, qui s'appellent les squames, se détachent de l'autre peau ? En effet, après une douche, un bain, évidemment il y a beaucoup de squames qui tombent, également dans les draps, et parfois accompagnés avec des gouttelettes de sang.

L’aide que vous pouvez lui apporter est déjà la démarche de compréhension que vous venez de faire. S’il n’ose pas consulter un dermatologue parce qu’il est découragé, ou s’il ne veut pas en parler, vous pouvez l’orienter vers un service hospitalier ou vers un dermatologue qui saura le mettre en confiance. S’il ne s’est pas traité depuis longtemps, dites-lui qu’il y a maintenant de nombreuses possibilités thérapeutiques.

 

Ma mère, âgée de 74 ans, souffre depuis le décès de mon père, il y a 3 ans, de lésions installées sur la moelle épinière, sorte de maladie auto-immune. Malgré les multiples recherches effectuées, aucun diagnostic n'a pu être clairement posé. Avant cela, elle a souffert pendant des années d'un psoriasis sur les plantes des pieds, qui a toujours résisté aux traitements. Pensez-vous qu'un lien pourrait exister entre "lésions" du psoriasis et "lésions" de la moelle épinière, sachant qu'il s'agit d'inflammations ?

Ce que vous avez constaté est très intéressant. En effet, des lésions des nerfs ou de la moelle épinière sont parfois à l'origine d'une lésion de psoriasis localisé. L'atteinte des paumes des mains et/ou des plantes des pieds doit faire rechercher une cause à distance : colonne cervicale, plexus brachial, atteinte de la moelle épinière, par compression ou par inflammation. Mais la cause n'est pas facilement décelable quand il n'existe pas de signes cliniques neurologiques. Il serait donc utile de connaître l'évolution du psoriasis si la maladie neurologique est améliorée par un traitement.