Les clés de l'observance (1) : Le choix du traitement
La prise en charge médicale et personnelle du psoriasis tend à prévenir des poussées cutanées.
Les deux étapes du traitement du psoriasis consistent en une phase d'attaque visant à la disparition des plaques, puis un traitement d'entretien destiné à maintenir le blanchiment des anciennes lésions.
La première règle d'une bonne observance thérapeutique consiste à déterminer avec votre médecin, le traitement le plus adapté à votre psoriasis et à vos objectifs personnels vis-à-vis de la maladie. Lors de la consultation dermatologique, il est en effet important de prendre le temps avec votre médecin de définir ensemble les objectifs à atteindre (blanchir les plaques, diminuer les démangeaisons...) et les moyens mis en oeuvre pour les obtenir en tenant compte de vos contraintes quotidiennes (mode de vie, rythme professionnel...).
Il est également essentiel de faire part au praticien de votre expérience personnelle vis-à-vis des traitements antérieurs dont vous gardez un plus ou moins bon souvenir et qui se sont avérés plus ou moins efficaces pour diverses raisons. Aborder ce sujet avec votre médecin lui permettra de prendre connaissances des stratégies thérapeutiques déjà essayées. Une manière aussi de mettre en lumière les raisons d'une observance non optimale et d'en tirer les leçons pour une bonne observance future.
Avant toute prescription, il est nécessaire de faire part à votre médecin du niveau d'investissement réalisable dans la gestion du psoriasis et ce, en fonction de votre vie, votre état d'esprit, vos contraintes du moment. De son côté, le médecin se doit de vous décrire en détail les modalités du traitement tout en présentant les avantages et inconvénients de la voie thérapeutique envisagée.
On ne saurait donc trop insister sur le fait que le choix thérapeutique se doit d'émaner d'un consensus final médecin/patient. Etape clé de la bonne gestion thérapeutique du psoriasis.
Y a-t-il des traitements à éviter lorsque l'on a du psoriasis ?
Certains médicaments indiqués en dehors du cadre de la prise en charge du psoriasis sont à éviter car ils peuvent aggraver, voire déclencher une poussée de psoriasis. A ce titre, il convient de signaler tout traitement suivi à son praticien, tant médecin traitant, dermatologue qu'autre médecin spécialiste.
« En règle générale, un psoriasis qui s'aggrave doit amener à rechercher la responsabilité d'une prise médicamenteuse récente, mais parfois plus ancienne. Il en est ainsi de certains antihypertenseurs, bétabloquants, antagonistes calciques ou du lithium, classiquement contre indiqué dans le psoriasis », explique le Dr Patrick Brun, dermatologue.
« Les corticoïdes par voie générale s'ils sont efficaces à court terme doivent être réservés aux indications d'affections ne pouvant être traitées autrement», précise-t-il.


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