A qui s'adressent ces nouveaux traitements ?

Ces nouvelles thérapies constituent une avancée dans le traitement du psoriasis. Cependant, elles ne sont pas dénuées d’effets secondaires. On les réserve pour l’instant aux patients souffrant d’un psoriasis modéré à sévère ou/et d’un rhumatisme psoriasique et qui n’ont pas bénéficié d’une amélioration de leur état avec les traitements classiques. En effet, seuls 30 % des patients sont satisfaits des traitements systémiques actuels du psoriasis. Les principaux risques des traitements biologiques ? La réactivation d’une tuberculose ancienne, d’une infection bactérienne ou le réveil d’une maladie immunitaire (sclérose en plaques...). Un certain nombre d’examens (test tuberculinique, radio pulmonaire....) sont donc nécessaires avant de démarrer tout traitement.
Par ailleurs, les patients doivent bénéficier d’un suivi médical très strict. On dispose aujourd’hui d’un recul de 4-5 ans pour les traitements biologiques. Mais on ne connaît pas encore très bien leurs effets à plus long terme sur l’organisme, notamment leur retentissement sur le système immunitaire. Ils sont délivrés uniquement en milieu hospitalier en première prescription. Leur renouvellement pourra ensuite être effectué par un médecin spécialiste. Eu égard à leur coût très élevé, ils sont pour l’heure destinés aux patients présentant un psoriasis sévère.