Psoriasis : Le blanchiment des plaques en question

Efficacité du traitement rime souvent avec blanchiment des plaques dans l'esprit d'un patient psoriasique. Mais qu'entend-on précisément par l'expression « blanchir ses plaques » ?

Le concept de blanchiment est d'abord né d'un constat clinique : après décapage de la plaque par usage d'un traitement (médicamenteux ou non), il demeure sur la peau une légère anomalie de couleur, une dépigmentation sur laquelle une fine pellicule blanche peut se décoller au grattage.

La notion de blanchiment des plaques est ancienne, et désigne surtout un psoriasis en phase de régression, un psoriasis qui n'est plus actif.

La régression peut se faire de manière totale (le psoriasis a l'air d'avoir disparu), ou bien de manière beaucoup plus partielle. De toute façon, cette régression laisse une petite zone qui n'est pas tout à fait de la même couleur que le reste de la peau normale (zone un peu plus achromique, un peu plus décolorée).

Derrière la question de la régression se pose aussi en corollaire, celle de l'efficacité du traitement. « On parle de blanchiment pour mesurer l'évolution positive du traitement sur la maladie tout en ayant bien conscience que l'on ne parle pas de guérison. On peut dire qu'on est blanchi avec parallèlement un psoriasis qui est toujours là », résume le Dr Patrick Brun, dermatologue.

En somme, le blanchiment des plaques de psoriasis concrétise la fin d'une période de poussée et le début d'une période de rémission ou de stabilisation de la maladie. Période d'une durée on ne peut plus aléatoire selon l'individu, son type de psoriasis, son type de traitement et son mode de vie.