Interviews de patients
Suzanne
« Je suis allé voir un dermato car mes jambes se sont recouvertes subitement de plaques rouges alors que j'avais 55 ans. J'ai demandé au médecin combien de fois il faudrait que je revienne et combien de temps il fallait que je me soigne pour que cela parte définitivement. Après tout, je n'avais rien jusque là pourquoi ne pas pouvoir s'en débarrasser. Ce médecin m'a répondu d'une voix solennelle "madame, c'est du psoriasis, il aurait fallu qu'il ne sorte jamais!" Voilà ce avec quoi je suis rentrée chez moi... Un désespoir profond et une maladie "le psoriasis" qu'on ne m'avait pas expliqué. Seulement moi je n'osais pas poser de questions vu la réponse qu'il m avait faite. »
Damien 37 ans
« Consultant, en déplacement et souvent en contact avec une certaine clientèle, je me suis trouvé face à un problème de taille avec mon psoriasis déclaré à 25 ans. J'ai du consulté 5 ou 6 dermatologues dans l'espoir de trouver un traitement qui me guérisse mais en vain. J'ai arrêté de vagabonder de dermato en dermato quand j ai compris grâce à l'APLCP que mon pso ne guérissait pas mais pouvait se soigner, chose qu'un dermatoloque ne verbalisait pas clairement. On me parlait de blanchiment mais pas de soigner... Je ne comprenais pas trop ce que cela voulait dire. D'autant que j'ai la peau mate! J'aurais aimé que le premier dermatologue prenne le temps de m'expliquer la première fois ce psoriasis, les conseils d hydratations et d'hygiène mais aussi prenne en compte mon rythme de vie pour me prescrire un traitement que je pouvais suivre réellement. »
Lisa 16 ans
« La première fois que j ai consulté mon dermato, je suis ressortie du cabinet avec un mot "le psoriasis" (première fois que j'entendais ce mot) sans avoir reçu d'explication sur ce que c'était cette maladie, juste que c'était héréditaire et que c'était pour la vie.... J'avais un traitement à base de crème à prendre jusqu' à disparition totale des plaques mais alors quel casse tête! Tous les jours matin et soir pendant 1 semaine puis1 jour/2 puis tous les 3 jours (plus éprouvant que le pso lui même), bref je me suis sentie seule au monde devant cette incompréhension et cette inquiétude d'avoir à supporter ce psoriasis et ces traitements toute ma vie. Des crises de larmes régulières ont suivi ma consultation pendant quelques semaines... Ma vie, avec un colocataire indésirable comme le psoriasis, semblait réduite à néant. Surtout avec les poussées impromptues qu'on ne peut jamais prévoir... »


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