Association de Patient (APLCP) : une alternative pour aider à préparer sa consultation

L'Association Pour la Lutte Contre le Psoriasis a été créée en novembre 1983. Reposant sur une prise en charge active du psoriasis elle propose une approche psychologique différente du cabinet médical puisque les interlocuteurs sont eux-mêmes malades et ont donc un vécu du psoriasis à partager. L'APLCP permet également d'élargir ses connaissances sur l'éventail thérapeutique, ce qui facilite la compréhension et l'évaluation des risques et bénéfices des traitements disponibles.

Pour ce faire, l'association diffuse l'information par différents supports, notamment une brochure trimestrielle pour les adhérents qui permet notamment de faire le point sur l'actualité thérapeutique. Elle organise en outre des conférences tous les deux ans et édite des plaquettes d'informatives dont certaines traitent directement de la préparation de la consultation. « Les patients en quête d'information peuvent téléphoner à l'APLCP du lundi au vendredi, de 9h à 20h à tous les présidents régionaux. On a un rôle d'écoute, d'accueil puis d'orientation des patients vers les médecins quand il s'agit de traitement, car on ne se positionne jamais à ce sujet. » explique Dalila Sid-Mohand, directrice de l'APLCP.qui reçoit de nombreux appels autour de la consultation dermatologique. « Ce qui ressort en général des consultations, c'est d'abord l'impression que le médecin n'a pas suffisamment écouté les patients, surtout au niveau de la souffrance vécue par rapport à la maladie. Les médecins n'ont pas forcément tous l'approche qu'il faudrait actuellement pour ce type de pathologie. Mais c'est aussi au patient de bien préparer sa consultation ! Le patient a quelques torts, c'est à dire qu'arrivé chez le médecin il n'ose pas souvent poser les questions ou il oublie de le faire, car il y a toujours cette prédominance du médecin vis à vis du patient. Quand on se rend chez le dermatologue, il ne faut donc pas oublier de préparer une petite liste de questions auxquelles on attend des réponses.».

Pour la directrice de l'APLCP, les quinze minutes moyennes de consultation peuvent être tout à fait bien gérées pour faire le point sur sa maladie. « Avec certains médecins ça se passe bien, donc si l'on ressent une certaine frustration dans le dialogue et les échanges avec son praticien, il ne faut pas hésiter à aller voir ailleurs. Il est important de savoir choisir son médecin pour trouver l'interlocuteur qui nous convient. Il y aussi une question de feeling. C'est comme la vie de tous les jours, on ne peut pas forcément s'entendre avec toutes les personnes, c'est humain. Si l'on n'arrive pas à parler et échanger convenablement avec son médecin, il ne faut donc surtout pas hésiter à aller en consulter un autre avec qui tout se passera peut être mieux ».