Naissance du PPP : L'exemple de la polyarthrite rhumatoïde

Mis en place pour la première fois par l'université du Texas aux Etats-Unis en 1992, le Programme Patient Partenaire s'est peu à peu propagé dans le monde. D'abord au Canada, puis en Europe du Nord, Afrique du Sud, Australie avant d'arriver dans l'Hexagone où il a commencé à être développé en 1997 pour une mise en place effective en 1998 au sein de quelques CHU pilotes dans le cadre de la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, sous l'égide du Pr Liana Eulier-Ziegler, présidente de l'association française de lutte antirhumatismale.

Mettre en avant le vécu de la maladie

Contrairement au PPP américain essentiellement structuré autour d'un examen clinique d'un patient, les initiateurs du PPP à la française ont de suite cherché à mettre très largement au premier plan, le vécu de la maladie au quotidien, son retentissement psychologique, ses conséquences personnelles, familiales, sociales, professionnelles. Autant de considérations qui permettent d'insister auprès des étudiants-médecins sur l'importance d'un dialogue de qualité entre soignant et soigné.

Le Programme Patient Partenaire fait alors intervenir des malades, volontaires, atteints de maladie chronique, sélectionnés puis spécialement formés à leur mission d' « enseignants » auprès des professionnels de santé. Au regard du succès du PPP tant du point de vue des médecins que des patients, dans le cadre de la polyarthrite rhumatoïde, c'est tout naturellement que ce modèle a été adapté au niveau du psoriasis il y a maintenant trois ans...