Les échelles de qualité de vie en dermatologie
En dermatologie, la mesure de la qualité de vie est réalisée à l’aide d’échelles génériques non dermatologiques, d’échelles spécifiques dermatologiques et, enfin, d’échelles hyper-spécifiques (d’une dermatose).
A noter que la plupart de ces instruments sont des échelles en anglais qui ont été validées dans des populations anglo-saxonnes. Or, le concept de qualité de vie et son expression sont fortement dépendants du contexte culturel, ce qui pose bien sûr problème pour l’évaluation de la qualité de vie d’autres populations que celles où l’échelle a été validée. Une échelle de qualité de vie n’est donc jamais universelle.
- ces instruments offrent une évaluation de tous les effets d’une maladie sur les différents aspects de la santé. Elles permettent par exemple de comparer le retentissement de l’asthme et du psoriasis sur la qualité de vie. Cependant, elles semblent peu adaptées au psoriasis car elles sont trop peu sensibles aux variations de la maladie. Elles ne comportent par exemple aucune question sur l’image de soi, alors que ce facteur est essentiel dans le psoriasis.
- Elles permettent de mesurer la qualité de vie au cours des dermatoses chroniques, et sont particulièrement appropriées à la mesure de l’impact du psoriasis sur la qualité de vie .
Le DLQI est une échelle simple d’utilisation comprenant 10 questions, avec pour chacune d’entre elles, quatre réponses possibles.
L’échelle Skindex vient récemment d’être validée en français et comporte des items qui évaluent trois dimensions : émotions, symptômes et fonctions.
L’échelle VQ dermato est un outil élaboré par des dermatologues français et validé en France. Elle a été conçue à partir de maladies dermatologiques chroniques : de l’urticaire chronique au psoriasis en passant par l’ulcère de jambe. Elle comprend 28 questions, auxquelles le patient doit répondre par “ jamais, rarement, parfois, souvent, toujours, non concerné ou ne sais pas ”. Les questions, qui portent sur les quatre dernières semaines avant l’administration de l’échelle, concernent aussi bien les activités quotidiennes, la vie sociale et sexuelle, le niveau de stress et d’angoisse, l’image de soi, l’appréciation des traitements... Cet outil est donc particulièrement adapté à l’évaluation de l’impact de la qualité de vie des dermatoses chroniques dans la population française.
- Elles n’explorent qu’une dermatose donnée : acné, psoriasis, dermatite atopique...Les principales échelles pour le psoriasis sont le Psoriasis Disability Index ou PDI et le Psoriasis Life Stress Inventory ou PLSI. Leur point fort est d’être très réactives à l’évolution du psoriasis. Leur point faible ? Leur hyper-spécificité. Par exemple, elles ne sont pas utilisables lorsque l’on souhaite comparer le psoriasis à d’autres maladies. Le PDI a été élaboré en interrogeant les patients sur leur gêne face à la maladie. Les quinze items concernent les quatre semaines précédant la passation du questionnaire. Cet outil permet d’isoler deux facteurs : les activités quotidiennes et l’activité sociale. Le PLSI mesure quant à lui le niveau de stress provoqué par le psoriasis. Il existe différentes versions de cette échelle (entre 15 et 41 questions).


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