Les traitements locaux
La majorité des traitements généraux étant proscrits dans le cadre d’une grossesse, les dermatologues prescrivent plutôt des produits à usage local pour traiter les lésions de psoriasis. Cependant, les produits à usage externe ne sont pas dépourvus d’effets secondaires car ils sont assimilés par l’organisme. Certains doivent même être bannis durant la grossesse car ils sont potentiellement tératogènes pour le fœtus. Hormis les émollients qui ne présentent aucun danger pour la mère et le bébé, ces médicaments ne sont appliqués que sur des zones de peau restreintes. Les traitements locaux à proscrire : Les traitements locaux possibles : On peut tout à fait allaiter son enfant, y compris si l’on a souffert de psoriasis pendant la grossesse et/ou après l’accouchement. Seules les femmes étant dans l’obligation de suivre un traitement général ou bénéficiant d’un traitement local sur d’importantes surfaces de peau renonceront à allaiter leur bébé car ces médicaments passent dans le lait maternel et peuvent être transmis à l’enfant. Hormones et peau Psoriasis et ménopause Avec la collabotation du Dr Josiane Parier, dermatologue à l’Hôpital Saint-Louis et au Dr Laurent Misery, dermatologue et chercheur au CHU de Brest
L’allaitement du bébé ne présente aucun danger
* Mowad CM., Margolis DJ., Halpern AC., Suri B., Synnestvedt M., Guzzo CA. : Hormonal influences on women with psoriasis, Cutis May 1998 ; 6, 257-260.
Les hormones sont des molécules sécrétées par les glandes endocrines (hypophyse, hypothalamus, ovaires, testicules, surrénales, pancréas, thyroïde...) qui rejoignent leurs organes-cibles par la circulation sanguine. La peau est d’ailleurs un organe-cible de la plupart des hormones, où elles agissent grâce à leurs récepteurs présents à la surface des cellules cutanées et immunitaires, comme les neuromédiateurs. Les hormones dont le rôle est le plus important pour la peau sont les hormones sexuelles
Certaines femmes font leurs premières poussées de psoriasis au détour de la ménopause. D’autres patientes (une sur deux selon une étude américaine portant sur 63 patientes ; les autres femmes n’ayant noté aucun changement) voient leur psoriasis s’aggraver au cours de cette période. Les hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone) étant en chute libre à cette période-clé de la vie génitale, on incrimine volontiers des facteurs hormonaux. Cependant, d’autres phénomènes métaboliques spécifiques à la ménopause seraient également impliqués dans l’aggravation du psoriasis. D’autre part, Il semblerait que les hormones de synthèse n’aient pas d’impact sur le psoriasis : les femmes sous TSH (traitement hormonal substitutif) ne notent aucun changement dans l’évolution de leur psoriasis. Quant à l’ostéoporose, elle ne semble pas influer sur la dermatose. A noter que les traitements au long-cours par les dérivés de la vitamine A (par voie générale) sont susceptibles d’ aggraver une ostéoporose.


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