Dessiner son avenir avec un psoriasis : témoignages

Rolland – 66 ans : « apprendre à cohabiter avec cette maladie »

 
Faire sa vie avec un psoriasis : « Psoriasique depuis l’âge de 7 ans, je n’ai pas eu d’autre choix que d’apprendre à cohabiter avec cette maladie. Je ne pouvais pas faire autrement, elle était là. Je ne pouvais pas m’en débarrasser et l’on m’a tout de suite dit que j’étais incurable. Je me suis de suite mis dans la tête que je ne m’en débarrasserais jamais et que le principe était d’arriver à vivre avec et de réduire les effets. Mon pso durant l’adolescence a été très invalidant, mes années de jeunesse ont été très perturbées car j’avais beaucoup de plaques. Si dans mes relations avec mes camarades garçons, je ne me souviens pas que cela m’ait posé des problèmes, évidemment, un peu plus tard avec les filles, ça a été plus difficile et j’ai finalement eu le sentiment de ne pas avoir eu de vraie jeunesse dans la mesure où je n’avais pas de rapport facile avec les jeunes filles. Cela dit, par la suite, je me suis quand même marié, j’ai eu des enfants, qui n’ont pas de psoriasis bien qu’ils aient maintenant entre 30 et 40 ans. J’ai aussi un petit fils qui n’a rien également pour l’instant ».
 
Passer un cap : « Une fois marié, mes difficultés existentielles ont un peu disparu parce j’avais réussi à faire ma vie normalement. Je considère que j’ai alors passé un certain cap. J’ai commencé à aller beaucoup mieux à partir du moment où, à 35 ans, j’ai fais des rayons de puvathérapie qui ont fortement réduit mon pso, en le rendant plus propre, moins squameux, sans évidemment le faire disparaître. J’ai par la suite dû arrêter la puvathérapie car cela m’a provoqué des cancers de la peau qu’on m’a par la suite soigné. Depuis une vingtaine d’années, je suis en surveillance régulière, sans non plus de récidives. Aujourd’hui, ça va mais je dois désormais éviter le soleil et les rayons. A ce jour, je considère que mon psoriasis est sous contrôle. Il ne squame plus, il est fin, ne fait pas des grosseurs sous la peau, si je le soigne régulièrement. Aujourd’hui à 66 ans, j’ai d’autres petits problèmes de santé qui m’invalident bien plus que le psoriasis ».