Améliorer la qualité de vie
Les ateliers de maquillage offrent une solution palliative, mais efficace aux personnes atteintes de défauts cutanés, en leur permettant de renouer avec une image positive d’elles-mêmes. On y apprend les gestes techniques, mais simples, qui permettent de réaliser un maquillage léger et, fait essentiel, reproductible chez soi en peu de temps. Car avant de fréquenter ces ateliers, nombreuses étaient les personnes qui n’imaginaient pas que leurs plaques de psoriasis puissent être camouflées et ce, de façon discrète.
Claire, 27 ans, présente parfois des lésions de psoriasis au visage et aux membres : “ J’ai eu recours aux fonds de teint et poudres classiques achetés en grande surface. Mais la différence avec les produits correcteurs, c’est le haut-degré de couvrance qui prend toute son importance dans le psoriasis. Soit les produits “ classiques ” camouflent efficacement, mais sont trop compacts, soit ils présentent une certaine fluidité, mais ne camouflent pas suffisamment les lésions. Avec les cosmétiques correcteurs, je n’ai pas l’impression d’avoir une couche supplémentaire sur ma peau, ce qui est appréciable lorsqu’on souffre déjà d’un trop de peau. Je fais de la danse et j’applique aussi un fond de teint correcteur sur le buste, les bras et les jambes. Seul inconvénient : il faut appliquer le produit sur toute la jambe ou le bras pour bien unifier le teint. Et le résultat n’est correct que si la peau est hydratée quotidiennement et les squames en partie éliminés ”. Au sein de ces ateliers, on rappelle en effet aux curistes souffrant de psoriasis que l’hydratation de la peau est la base des soins quotidiens.
Témoignage : Laurent, 38 ans
Laurent est atteint de psoriasis depuis l’adolescence : “ Comme j’ai parfois des lésions au visage et à la lisière du cuir chevelu, j’utilisais une crème teintée, mais j’en mettais dix fois trop et j’avais du mal à l’étaler. Résultat : mon maquillage n’était pas du tout discret ! Pendant mon séjour à Avène, on m’a d’abord appris à hydrater ma peau, puis la gestuelle du maquillage. Ce maquillage ne me prend qu’une dizaine de minutes par jour. Je ne cherche pas une perfection esthétique, mais juste à masquer mes rougeurs. Evidemment, l’application est plus délicate lorsque ma peau est squameuse. Et puis, ça m’oblige à me raser souvent, sinon, le produit accroche aux poils. Je n’ai pas encore pris l’habitude de me démaquiller chaque soir car je n’ai pas encore intégré ce geste dans mes habitudes quotidiennes. Ce maquillage s’inscrit vraiment pour moi dans une démarche thérapeutique globale. Avant, je vivais le psoriasis comme une maladie honteuse. A présent, je me sens mieux dans ma peau, même si je suis conscient que les lésions ne disparaîtront pas du jour au lendemain ”.


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