Quand faut-il envisager une psychothérapie ?

Lorsque le psoriasis entraîne une grande souffrance psychique, le fait d'entreprendre une psychothérapie peut permettre d'exprimer son mal-être, d'apaiser ses tensions psychiques et de retrouver une capacité d'entretenir des liens de qualité avec les autres. Une psychothérapie peut permettre d'une manière plus générale d'améliorer le vécu du psoriasis et la qualité de vie des patients psoriasiques, ainsi que la qualité de l'observance des thérapeutiques dermatologiques. Mais le psoriasis, comme toute autre maladie somatique, peut aussi être l'occasion de vouloir explorer et résoudre des difficultés psychologiques qui préexistaient à la survenue du problème de santé.

 

Il existe différents types de psychothérapies :

     

  • Les psychothérapies "de soutien", axées sur le vécu quotidien, ont comme objectif une meilleure adaptation aux situations de stress, y compris le stress de la maladie, et un renforcement de l'estime de soi.

     

     

  • Les psychothérapies d'inspiration psychanalytique ont pour objectif l'exploration de pensées et émotions, dont une partie échappe à la conscience du sujet et qui contribuent à son état de mal-être : elles encouragent le patient à faire des liens entre ses expériences actuelles et l'ensemble de son histoire.

     

     

  • Les thérapies cognitives et comportementales abordent certains symptômes handicapants, tels que des gestes de grattage ou les conduites d'évitement social induites par le caractère affichant des lésions cutanées, comme le résultat d'apprentissages inadéquats qu'il s'agit de déconditionner par des techniques appropriées.

 

Les techniques de relaxation permettent de développer les capacités de détente physiologique et aident à investir de manière plus positive l'image du corps.

Le rôle du dermatologue peut être capital pour suggérer à ses patients l'intérêt d'une démarche psychothérapique, préparer une telle perspective voire recommander un psychothérapeute de confiance, qu'il soit psychiatre ou psychologue de formation.

 

Dans un certain nombre de cas, le fait d'acquérir un meilleur équilibre psychologique peut freiner les poussées de psoriasis, et en tout cas permettre aux patients de vivre mieux "avec" leur dermatose.

Mais si elle entraîne souvent un mieux-être, la psychothérapie n'est pas un remède-miracle : c'est la raison pour laquelle elle ne saurait remplacer le traitement du psoriasis en cours, qui doit être poursuivi selon les prescriptions du dermatologue.