Les voies actuelles de recherche

Cette maladie ressemble à un puzzle dont toutes les pièces ont un rôle à jouer. C’est sur cet assemblage complexe que travaillent les chercheurs à travers le monde.

Etude du génome
Les avancées dans l’étude du génome humain permettront de comprendre la génétique complexe et d’élaborer des traitements ciblés.

Une étude menée par Généthon depuis 1996 et dont l’analyse des résultats est en cours, a pour objectif de participer à l’effort international d’identification des locus - régions chromosomiques - et des gênes impliqués dans la maladie.



Recherche sur les cellules
Par ailleurs, on sait que les polynucléaires neutrophiles et les lymphocytes T sont tous deux impliqués dans les réactions inflammatoires de la peau psoriasique.

Certaines recherches actuelles portent donc sur ces deux types de cellules :

  • Qu’est-ce qui attire les polynucléaires et les lymphocytes T dans la peau ?

  • Une fois activés, comment parviennent-ils à modifier les fonctions la peau et à entretenir la maladie ?

On sait que polynucléaires, lymphocytes T, mais aussi fibroblastes et cellules endothéliales sont impliqués dans le développement du psoriasis. Aussi les chercheurs s’intéressent-ils aux messages moléculaires dont les modifications perturbent les communications cellulaires dans le psoriasis.

Traitements
Les molécules de demain gagneront en précision et entraîneront moins d’effets secondaires.

D’autre part, de nouveaux médicaments, qui font actuellement l’objet d’essais cliniques en phase III, devraient être commercialisés d’ici deux ans. Il s’agit d’une palette de molécules qui agissent de façon spécifique sur les lymphocytes T en les inhibant. Résultat : les poussées de psoriasis se raréfient.

Le contrôle de ces molécules devrait également permettre de blanchir le psoriasis.

Nous avons vu que le psoriasis était entretenu par des perturbations des fonctions immunitaires de la peau. Il existe déjà des médicaments inhibant les réactions immunitaires cutanées, mais ceux-ci ne sont pas dépourvus d’effets secondaires.

Les chercheurs concentrent donc leurs efforts sur des molécules qui offriront une meilleure efficacité et une meilleure tolérance.

En parallèle des recherches sont menées pour mettre au point des traitements immuno-suppresseurs utilisables par voie locale et donc beaucoup mieux tolérés.

Remerciements
Pr Louis Dubertret, chef de clinique Dermatologie I à l'Hôpital Saint-Louis, Paris
Association pour la lutte contre le psoriasis
APLCP : 01 34 42 09 01