La dimension psychologique du psoriasis

Il est aujourd'hui bien établi que la survenue d'un psoriasis dépend de plusieurs causes : génétiques, immunologiques, environnementales et psychologiques. Pour le psoriasis, comme pour la plupart des dermatoses, l'aspect psychosomatique - c'est-à-dire l'influence du psychisme sur le déclenchement et l'évolution de la maladie - est fréquemment évoqué. Par ailleurs, la peau n'est pas un organe comme les autres : organe sensoriel par excellence, elle participe à la beauté, à la séduction et à la vie relationnelle.

Psychiatres et psychanalystes ont cherché à mettre en exergue des traits de personnalité communs aux sujets psoriasiques.

En dépit de certaines divergences, tous sont en revanche unanimes pour déclarer que les facteurs psychologiques - événements de vie stressants, traumatismes dans l'histoire du sujet...-, ne peuvent à eux seuls être à l'origine du psoriasis.

Il n'existe plus aujourd'hui d'oppositions entre explications psychologiques et neurobiologiques. On sait d'ailleurs que les maladies immunitaires sont très souvent associées aux troubles psychologiques.

La majorité des cellules de l'épiderme sont des kératinocytes. On trouve également des mélanocytes, des cellules de Merkel et des cellules de Langerhans dispersés parmi les kératinocytes de la couche la plus profonde de l'épiderme